Carabes 

Bien qu’ailés, les carabes appartiennent à l’ordre des coléoptères. 80% des adultes et 90% des larves sont des prédateurs reconnus. Majoritairement terrestres, ils sont plutôt généralistes et parfois spécialistes.

Quel intérêt pour la vigne ?

Les carabes consomment une diversité de proies en fonction de leur taille et de leur régime alimentaire : œufs, larves et pupes d’invertébrés, chenilles, ou escargots font partie de leur assiette. Ils sont  voraces et puisqu’ils peuvent manger jusqu’à trois fois leur poids en seulement 3h.

Comment les reconnaître ?

Il y a plus de 1000 espèces de carabes inventoriées en France et leur taille et couleurs sont assez variables. Les adultes et surtout les larves disposent de mandibules particulièrement développées. En tant que coléoptères, ils disposent d’élytres relativement durs et striés. Les carabes ont la capacité de voler, mais beaucoup sont inaptes au vol car leurs ailes sont réduites à l’état de moignons et leurs élytres ont fusionné.

A quelle période agissent-ils ?

En fonction des espèces, ils se reproduisent soit au printemps, soit à l’automne, ce qui leur confère une activité répartie sur toute la période printanière à automnale en fonction des espèces. En outre, certaines espèces peuvent se reproduire deux fois dans l’année, alors que d’autres vont se développer sur plusieurs années.

Où vivent-ils ?

Les carabes sont en grande majorité terrestres et parcourent le sol au stade adulte. Les larves chassent généralement sous le sol, ce qui les rend moins visible.

Ils préfèrent les sols argileux et limoneux pourvus de végétation. De rares espèces grimpent sur les végétaux, ce qui permettrait de les trouver sur les vignes.

Comment les préserver ? Comment les faire venir ?

Les carabes affectionnent particulièrement les haies composites, les fossés, les bosquets où ils vont pouvoir hiverner et les bandes enherbées pour chasser et assurer leur déplacement. Compte tenu de leur faible capacité à voler, ils vont coloniser les espaces uniquement par voie terrestre en suivant les zones végétalisées. La profondeur et la fréquence de travail du sol impactent d’autant les populations de carabes. L’environnement naturel du pourtour des parcelles est essentiel pour assurer leur maintien. La fauche tardive de ces espaces favorise aussi leur temps de présence. Par forte chaleur estivale, les carabes cherchent l’humidité et peuvent ainsi se réfugier dans des pierriers ou des tas de bois.

Protocole d’observation

Les observations sont réalisées à même le sol, et ce sont surtout des adultes qui sont piégés compte tenu de leur plus forte capacité de déplacement par rapport aux larves.

Estimation de présence

Compte tenu de leur régime alimentaire généralement généraliste et de la diversité des espèces, il n’est, à ce jour, pas possible de déterminer un niveau de présence permettant d’être satisfaisant pour réguler les ravageurs. Au niveau de l’espèce, le taux de prédation des ravageurs concernés est faible, mais la somme de leur action peut avoir un effet non négligeable, notamment à certaines périodes.

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